Fiche ATSEM · Communication & vie scolaire
La transmission de l'information à l'équipe
Assurer la continuité et la cohérence de la prise en charge de l'enfant
Pourquoi transmettre ?
L'ATSEM travaille au sein d'une équipe : enseignant(s), autres ATSEM, direction, personnel périscolaire et de restauration. La transmission de l'information garantit la continuité de la prise en charge de l'enfant et la cohérence des interventions entre adultes. Une information non transmise peut avoir des conséquences graves : oubli d'un traitement, méconnaissance d'une allergie (PAI), consigne parentale non respectée (qui vient chercher l'enfant), incident non signalé. Transmettre, c'est faire circuler ce qui est utile à l'action collective au service de l'enfant, ni plus (bavardage) ni moins (rétention).
Quoi transmettre : le tri de l'information
Toute information n'a pas à être transmise à tout le monde. Il faut distinguer l'utile du superflu, et respecter le principe du besoin d'en connaître. On transmet : les informations de sécurité et de santé (allergie, PAI, malaise, chute, médicament), les consignes des parents ou de l'enseignant, les incidents (conflit marquant, blessure), les changements de comportement notables, les éléments préoccupants. On ne colporte pas les rumeurs, les jugements personnels ou les informations relevant de la vie privée sans lien avec la prise en charge. L'information transmise doit être factuelle, objective et vérifiée, séparant les faits des interprétations.
À qui et par quels canaux
La transmission se fait vers la bonne personne : l'enseignant est l'interlocuteur privilégié pour tout ce qui concerne la classe et l'enfant ; la direction pour les faits importants ; la hiérarchie communale selon l'organisation. Les canaux sont variés : l'oral (les temps de transition, l'accueil, la fin de journée), l'écrit (cahier de liaison, cahier de transmission, fiche de suivi, mot), et les temps formels (réunions d'équipe). L'écrit est privilégié pour ce qui doit être tracé et ne pas être oublié (santé, sécurité). L'oral doit se faire au bon moment, pas en pleine activité ni devant les enfants ou les parents pour les sujets sensibles.
Comment transmettre : qualité et clarté
Une bonne transmission est claire, précise, complète et opportune. Elle répond aux questions utiles : quoi, qui, quand, où. Elle utilise un langage factuel ('l'enfant est tombé dans la cour à 10h, il a un bleu au genou, j'ai nettoyé, il n'a pas pleuré longtemps') plutôt que vague ('il s'est fait mal tout à l'heure'). Elle distingue ce qui est observé de ce qui est interprété. Elle est transmise à temps pour que l'action puisse être menée. Vérifier que le message a bien été reçu et compris fait partie d'une transmission réussie.
Confidentialité et respect du cadre
La transmission d'informations reste soumise au secret professionnel et à la discrétion : le partage se limite aux professionnels concernés par la prise en charge (secret partagé) et au strict nécessaire. On ne transmet pas devant les enfants ni devant des parents une information confidentielle. La transmission s'inscrit dans le respect de la voie hiérarchique et de la répartition des rôles : l'ATSEM rend compte à l'enseignant et à la direction, sans se substituer à eux. Bien transmettre, c'est aussi savoir alerter sans délai en cas d'urgence ou de situation grave (enfant en danger, accident).
À retenir
- Transmettre assure la continuité et la cohérence de la prise en charge de l'enfant.
- Une information de sécurité/santé non transmise peut avoir des conséquences graves.
- Trier : transmettre l'utile, à la bonne personne, selon le besoin d'en connaître.
- Privilégier l'écrit (cahier de liaison/transmission) pour ce qui doit être tracé.
- Une bonne transmission est factuelle, claire, complète, opportune et vérifiée.
- Respecter le secret partagé, la discrétion et la voie hiérarchique ; ne pas transmettre devant enfants ou parents.
Pièges fréquents
- Garder pour soi une information importante (rétention) ou, à l'inverse, tout colporter.
- Transmettre des rumeurs, des jugements ou des éléments de vie privée sans utilité.
- Confondre faits observés et interprétations dans la transmission.
- Ne pas tracer par écrit une information de santé/sécurité (risque d'oubli).
- Choisir un mauvais moment ou un mauvais lieu (en pleine activité, devant les enfants ou parents).
- Transmettre à des personnes qui n'ont pas à connaître l'information, hors du besoin d'en connaître.
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