Fiche ATSEM · Premiers secours
Le malaise et la trousse de secours
Reconnaître un malaise, réagir et disposer du bon matériel
Reconnaître un malaise
Un malaise est une sensation pénible traduisant un trouble du fonctionnement de l'organisme, sans forcément de perte de connaissance. Les signes possibles : pâleur, sueurs, faiblesse, vertiges, nausées, difficulté à parler ou à respirer, douleur (poitrine, ventre, tête), sensation de froid, tremblements. Certains malaises sont graves (douleur thoracique, difficulté à parler ou paralysie soudaine évoquant un AVC, gêne respiratoire) et imposent un appel immédiat au 15. La personne reste le plus souvent consciente : le rôle du témoin est de l'installer confortablement, de la questionner et d'alerter selon la gravité.
Conduite à tenir face à un malaise
On installe la victime dans la position où elle se sent le mieux : allongée si elle est faible ou près de perdre connaissance, demi-assise en cas de gêne respiratoire. On la rassure, on desserre les vêtements, on l'aère. On lui pose des questions simples : depuis quand, as-tu déjà eu cela, prends-tu des médicaments, es-tu suivi pour une maladie (diabète, cœur, épilepsie), as-tu mal quelque part. Ces informations serviront aux secours. Règle importante : on ne donne rien à boire ni à manger sans avis, sauf consigne (par exemple du sucre chez un diabétique conscient qui le demande et sait le gérer). On surveille l'évolution et on alerte le 15 si le malaise est grave ou persiste.
Cas particuliers chez l'enfant
Chez l'enfant, un malaise peut révéler une hypoglycémie (diabète), une crise d'asthme (gêne respiratoire, sifflement), une réaction allergique grave (œdème, difficulté à respirer, éruption : possible choc anaphylactique nécessitant le 15 en urgence), une déshydratation ou une insolation. Beaucoup de ces situations relèvent d'un PAI qui décrit les signes d'alerte et la conduite à tenir, y compris l'usage de médicaments (ventoline, stylo d'adrénaline) selon un protocole précis. L'ATSEM applique le PAI, alerte le 15 en cas de signe grave, prévient la direction et la famille.
La trousse de secours : contenu type
Une trousse de secours scolaire contient du matériel simple et non médicamenteux : compresses stériles, pansements adhésifs de plusieurs tailles, bandes, sparadrap, une paire de ciseaux à bouts ronds, une pince à écharde, des gants à usage unique (protection du secouriste), un antiseptique cutané (en dosettes de préférence), du sérum physiologique (rinçage des yeux, nettoyage), une couverture de survie éventuellement, et un dispositif pour se laver les mains. La trousse ne contient PAS de médicaments par voie orale (paracétamol, etc.) : les médicaments ne sont administrés qu'encadrés par un PAI. Il faut vérifier régulièrement les dates de péremption et réapprovisionner.
Utilisation et limites à l'école
La trousse sert aux petits soins du quotidien (écorchures, petites coupures) : se laver les mains, mettre des gants, nettoyer, désinfecter, protéger. Elle doit être facilement accessible, connue de tout le personnel, et transportable lors des sorties. L'ATSEM applique les gestes de base mais reste dans son rôle : elle n'est pas soignante, ne pose pas de diagnostic et n'administre pas de médicament hors PAI. Pour tout ce qui dépasse la plaie simple ou le petit malaise, elle alerte les secours (15/112), prévient la direction et contacte la famille selon la fiche de renseignements de l'enfant.
À retenir
- Malaise = trouble du fonctionnement de l'organisme, souvent sans perte de connaissance
- Installer confortablement (allongé ou demi-assis), rassurer, questionner
- Ne rien donner à boire ou à manger sans avis (sauf consigne, ex. sucre pour diabétique conscient)
- Signes graves (douleur thoracique, gêne respiratoire, paralysie, allergie sévère) : 15 en urgence
- Trousse de secours = matériel de soin, gants, antiseptique ; PAS de médicaments oraux
- Vérifier péremptions ; médicaments uniquement dans le cadre d'un PAI
Pièges fréquents
- Donner systématiquement à boire ou à manger à une personne en malaise
- Administrer un médicament (paracétamol, etc.) sans PAI et sans ordonnance
- Croire que la trousse de secours doit contenir des médicaments
- Négliger de mettre des gants (protection du secouriste)
- Sous-estimer un malaise grave (douleur thoracique, difficulté à parler) et tarder à appeler le 15
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